Portraits de locataires

Antoine Boyer créd. FD
Antoine Boyer, Directeur Général de Prodilac
Antoine Boyer, directeur général de Prodilac et président du syndicat des grossistes en produits laitiers et avicoles du MIN de Rungis évoque l’actualité du secteur : conjoncture économique, projet d’unification des deux pavillons actuels, programme d’animations.

 

Vous avez succédé à Bruno Borrel il y a deux ans à la tête du syndicat des grossistes en produits laitiers et avicoles de Rungis. Comment jugez-vous la conjoncture actuelle du secteur ?

Elle est globalement favorable. Notre activité représente un peu moins de 70 000 tonnes de produits commercialisés sous deux pavillons, le D4 et le D5. Ce chiffre est en très légère baisse, mais le chiffre d’affaires est en croissance régulière, grâce à une meilleure valorisation. La quinzaine d’entreprises du secteur fait preuve de dynamisme et nos adhérents ont la volonté d’avancer ensemble pour valoriser le secteur et le Marché de Rungis dans son ensemble.

Vous avez entamé il y a plusieurs années une réflexion sur la restructuration du secteur des produits laitiers. Où en est-ce projet ?

Les discussions ont bien avancé ces derniers mois au sein du comité de pilotage qui réunit les différentes parties prenantes du projet. Le principe d’une unification des deux bâtiments (D4 et D5) fait désormais l’objet d’un consensus de la part des entreprises et de la SEMMARIS. Les usagers, qui sont représentés au sein du comité technique consultatif au travers de l’union des fromagers d’Ile-de-France, y sont également favorables. Le projet consiste à créer un univers entièrement dédié aux produits laitiers, ce qui n’est pas le cas sous les deux pavillons actuels, de manière à consolider notre identité commune. Cette nouvelle halle, entièrement sous froid, permettrait aux entreprises du secteur de s’étendre, grâce également à la création d’un espace de vente supplémentaire de 400 m2 à l’emplacement actuel de la rue qui sépare les pavillons. Notre souhait est de conserver et développer l’attractivité du marché physique, qui est l’une des forces du MIN.

Quand souhaitez-vous voir les travaux débuter ?

Le plus tôt possible, car certaines entreprises ont un réel besoin de s’étendre. Fin 2018 me paraît un objectif raisonnable. Il reste encore des points techniques à régler, mais les plans sont faits et j’ai confiance sur notre volonté commune à aboutir. Je pense qu’il y a en ce moment un alignement des planètes favorable à la concrétisation de ce projet qui est dans l’air depuis longtemps. D’un côté, la SEMMARIS a entamé l’application de son très ambitieux plan d’investissement Rungis 2025, dans lequel les produits laitiers doivent avoir leur place. De l’autre, plusieurs entreprises souhaitent aujourd’hui développer leur business, dans différentes directions : le service aux détaillants fromagers, dont le métier connaît un véritable renouveau en région parisienne ; la vente par internet, comme acteur ou comme fournisseur de « pure players » ; la découpe ; ou encore l’export vers les pays tiers, où il existe encore un grand potentiel. Le Marché de Rungis dispose d’une position stratégique pour desservir ces différents marchés, avec une meilleure empreinte écologique.

Votre secteur se distingue également par son dynamisme en termes d’animations…

Effectivement. Le Festival des produits laitiers, organisé en mai dernier sous l’égide de Stratégie Gourmet, a été à nouveau une réussite. En cette rentrée 2017, nos entreprises accueillent jusqu’au 8 septembre, les Rungissants des Régions, organisés par les Compagnons fromagers. En novembre prochain, la coopérative Jeune Montagne viendra à nouveau animer le pavillon avec ses vaches d’Aubrac et son aligot. Entretemps, le syndicat sera très impliqué dans la Fête de la Gastronomie. Nous organisons le 22 septembre avec l’Union des fromagers d’Ile-de-France le deuxième concours de plateaux fromagers, que nous avions accueilli l’année dernière au moment du Festival des Produits Laitiers. Une dizaine de candidats au Certificat de qualification professionnelle « Crèmerie fromagerie » seront en compétition pour réaliser en une heure et demi des plateaux à base de huit fromages différents. La qualité de leur travail est réellement encourageante pour l’avenir du métier.

 

Crédits photo : Francis Duriez

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